L’aluminium, un danger qui nous entoure !
Asalam Alaykom
Résistant à l’oxydation, l’aluminium est le métal le plus abondant de la croûte terrestre. Il n’existe pas à l’état pur ; en effet, l’aluminium est extrait d’environ 270 minéraux, dont la bauxite (une roche) par exemple. Nous y sommes donc naturellement et quotidiennement exposés.
De plus, l’aluminium est l’un des produits les plus utilisés dans l’industrie automobile ou aéronautique. Il est également courant de le retrouver dans les emballages alimentaires (boîtes de conserve, canettes, etc…) ou encore dans les produits électroménagers. Mais l’aluminium se retrouve aussi dans les produits cosmétiques, dans certains vaccins, dans les denrées alimentaires, notamment sous forme d’additif, et dans l’eau puisqu’il est utilisé dans le traitement de cette dernière.Au final, nous nous retrouvons exposés à des concentrations d’aluminium de plus en plus élevées…
Jusqu’à récemment considéré comme inoffensif,Aujourd’hui, on peut légitimement se demander si à de telles concentrations, cet élément ne serait pas responsable de certains de nos problèmes de santé. Les soupçons se confirment contre l’aluminium, les preuves s’accumulent.
L’aluminium, un danger qui nous entoure !
Dans l’alimentation
Etant présent dans notre environnement, l’aluminium se retrouve naturellement dans notre alimentation, en très faibles quantités. Pratiquement toutes les denrées alimentaires contiennent naturellement de l’aluminium même si certaines en contiennent plus que d’autres. C’est notamment le cas du pain, du basilic, du cacao, du thé et des légumes, en particulier les épinards. Mais les aliments peuvent contenir des quantités d’aluminium plus importantes en raison de l’ajout d’additifs alimentaires ou de la contamination par les emballages et ustensiles de cuisine contenant ce métal. Résultat : l’ingestion d’aliments constitue 95% de nos apports quotidiens en aluminium.
Les ustensiles de cuisine
L’aluminium est très utilisé dans les ustensiles car c’est un élément léger et un très bon conducteur de chaleur et d’électricité. Mais, l’acidité facilitant la libération du métal, l’aluminium peut migrer vers les aliments et ainsi les contaminer. En effet, en milieu acide, l’aluminium est présent sous une forme soluble, ce qui facilite sa migration. Ainsi, à titre d’exemple, 100 g de tomates peuvent renfermer 6,5 mg d’aluminium après avoir été cuits et conservés pendant toute une nuit dans un récipient en aluminium. Après cuisson, 100 g de rhubarbe et d’abricots peuvent en contenir respectivement 4 mg et 7 mg.
Privilégiez donc les ustensiles en acier inoxydable ! Si vous avez des casseroles et poêles en aluminium, changez-les tous les deux ans ou dès que celles-ci sont rayées ou abimées…
Les emballages et contenants alimentaires
L’aluminium est extrêmement fonctionnel en tant que matière d’emballage alimentaire car il tolère différentes températures.emballages-alimentaires-m Par conséquent, il convient aussi bien aux aliments qui ont besoin d’être surgelés, grillés, cuits ou simplement conservés au frais. Certains récipients sont suffisamment robustes pour contenir des quantités importantes d’aliments, tout en conservant la légèreté qui caractérise l’aluminium. Ainsi, on retrouve l’aluminium dans différents types d’emballages alimentaires comme les boîtes de conserve et les canettes de soda.
De la même manière que les ustensiles, l’aluminium présent dans les emballages alimentaires peut migrer vers les aliments, surtout lorsque ces derniers sont chauffés et/ou s’il s’agit d’aliments acides. Préférez donc les emballages et bocaux en verre pour la conservation de vos aliments. Quant aux cannettes de soda, vérifier la DLUO (Date limite d’utilisation optimale) car plus le liquide reste dans la canette, plus le risque de contamination est élevé.
Et les papillotes en feuille d’aluminium ? L’aluminium peut également être relargué et contaminer les aliments cuits en papillotes dans du papier alu. L’ajout de citron ou de vin blanc à vos poissons en papillotes est donc à éviter si vous utilisez du papier d’aluminium. Ne renoncez pas pour autant à faire cuire vos aliments en papillotes. Evitez juste d’utiliser du papier aluminium et remplacez-le tout simplement par du papier sulfurisé !
Les additifs alimentaires
L’aluminium ayant de nombreuses propriétés, les industriels de l’agroalimentaire l’utilisent comme additifs alimentaires, sous différentes formules chimiques : métal (E173), sulfates (E520 à E523), phosphates (E541) ou silicates (E554-555-556-559). Sous ces formes, l’aluminium sert de conservateur dans les charcuteries, de levant dans les gâteaux, d’agent de blanchiment dans les pains et les farines, d’antiagglomérant dans le sel ou les poudres de lait pour bébé, de colorant dans les confiseries, etc.
Pour éviter les additifs à base d’aluminium, une seule solution : lire les étiquettes des aliments avant de les acheter !
L’eau du robinet
Si les aliments représentent une grande partie de notre exposition à l’aluminium, l’eau du robinet peut également en contenir. En effet, l’aluminium provient du ruissellement des sols mais pas seulement… Lors du traitement des eaux, des agents floculants à base de sels d’aluminium sont ajoutés pour éliminer les particules organiques dans l’eau. Par ses propriétés chimiques, l’aluminium se lie aux particules organiques en suspension et forme des flocons qui s’agglomèrent et se déposent sous l’effet de la gravité. La grande majorité des sels d’aluminium utilisés se retrouvent dans les boues ou terres de décantation, mais il peut en rester dans l’eau du robinet. Le sulfate d’aluminium Al2(SO4)3 et le chlorure d’aluminium AlCl3 sont les floculants les plus répandus parce qu’ils sont efficaces, relativement peu coûteux et que l’on peut se les procurer facilement.
Cependant, toutes les communes n’utilisent pas ce type de traitement. Par exemple, la ville de Paris a substitué l’aluminium par du chlorure ferrique.
Risque de maladie d’Alzheimer
Dès 2000, une publication de l’Inserm mettait en évidence un risque accru de démences, notamment des maladies d’Alzheimer, chez des personnes résidant dans des zones où l’eau distribuée est riche en aluminium. Eh oui, on ajoute du sulfate d’aluminium pour rendre l’eau potable transparente…
Ainsi, en Gironde et en Dordogne, le risque de contracter la maladie d’Alzheimer était 1,99 fois plus élevé dans les régions où l’eau contient plus de 100µg d’aluminium par litre d’eau potable. À noter qu’en France, la norme est de 200µg !
Le lait en poudre infantile
En septembre 2010, le Dr Chris Exley spécialiste de l’aluminium, de l’université de Keele, en Grande-Bretagne, a publié une étude[1] sur les laits infantiles en poudre. Pendant un an, les 8 poudres de lait – dont des laits certifiés biologiques – les plus consommés en Grande-Bretagne ont été étudiés. Au total, 15 laits infantiles consommés en Grande Bretagne ont été analysés. Les chercheurs ont relevé des concentrations en aluminium comprises entre 0,4 et 0,63 mg/l, soit 2 à 3 fois plus que la limite dans l’eau du robinet !
Dans une autre étude publiée en octobre 2013, Christopher Exley et son équipe ont analysé à 5 reprises, 30 préparations pour nourrissons parmi les plus populaires sur le marché britannique. Résultats : toutes contenaient de l’aluminium. Les teneurs variaient entre 100 et 430 µg/l (microgrammes par litre), soit jusqu’à deux fois supérieur à la valeur réglementaire dans l’eau ! En savoir plus.
D’après Chris Exley, ces concentrations sont bien trop élevées pour la consommation, et notamment pour une population aussi vulnérable que celle des nourrissons.
Récemment, une enquête de 60 millions de consommateurs a montré que cette problématique ne concerne pas uniquement les laits vendus de l’autre côté de la Manche. Les experts ont analysé 38 laits infantiles en poudre, de 1er et 2e âge, et 9 laits liquides de croissance achetés dans les rayons des grandes surfaces françaises. Ils ont détecté de l’aluminium dans plus de la moitié des laits 1er âge, des produits censés couvrir les besoins nutritionnels des bébés jusqu’à six mois. Pire, deux échantillons de laits de 2e âge sur trois contenaient de l’aluminium. En revanche – et c’est une bonne nouvelle – les experts n’ont trouvé aucune trace d’aluminium dans les laits de croissance destinés aux enfants de 1 à 3 ans.
Mais d’où vient l’aluminium contenu dans le lait ? Les origines de cette contamination sont les conditions de stockage et les emballages, principalement fabriqués à partir d’aluminium. Mais la contamination proviendrait également des ingrédients eux-mêmes. Chris Exley soupçonne les industriels d’ajouter de l’aluminium dans les laits en poudre pour éviter la formation de grumeaux. Cette affirmation a bien entendu été niée par les industriels… Dans la mesure du possible, il est fortement conseillé de nourrir votre bébé au lait maternel ! Sinon, lorsque vous achetez du lait en poudre, transvasez-le immédiatement dans un bocal en verre afin de limiter la migration de l’aluminium de la boîte vers le lait.
Cosmétique et déodorant = risque de cancer du sein
L’aluminium est très largement utilisé dans les cosmétiques. On en trouve dans plus d’un produit sur 2, pour faciliter la pénétration des crèmes, comme agent durcisseur des vernis à ongles, agent blanchissant ou encore comme antitranspirant.
C’est ainsi que 90% des déodorants contiennent des sels d’aluminium et parfois à haute dose (jusqu’à 20% d’aluminium). Or les sels d’aluminium pourraient être impliqués dans le développement du cancer du sein. La pénétration dans l’organisme de cet élément étant multiplié par 6 sur une peau lésée, les autorités recommandent par mesure de précaution de ne pas appliquer de déodorant contenant de l’aluminium après rasage des aisselles notamment.
Dans les anti-acides
anti-acidesAprès un bon repas bien copieux viennent souvent des aigreurs, des brûlures d’estomac ou des remontées acides. Pour éliminer ces douleurs, on fait généralement appel à un anti-acide, un médicament vendu sans ordonnance. Formé de substances basiques, ce médicament va agir localement en neutralisant les acides sécrétés par l’estomac.
La quasi totalité des antiacides utilisés sont les hydroxydes de magnésium et/ou des hydroxydes d’aluminium car ces derniers possèdent un caractère basique relativement faible. De plus, les hydroxydes de magnésium et d’aluminium forment une couche gélatineuse qui se dépose sur la muqueuse gastro-intestinale et la protègent de l’acidité.
Un des anti-acides les plus prescrits contient 400 mg d’hydroxyde d’aluminium par comprimé et la notice recommande de prendre 1 à 2 comprimés par prise et de ne pas dépasser 6 prises par jour.
Donc d’après la notice, on peut avaler 12 comprimés par jour, soit 4,8 g d’Aluminium par jour. Pour un poids moyen de 70 kg, cela correspondrait à 480 mg/kg p.c/semaine, soit 480 fois plus que la dose hebdomadaire tolérable !!!!
Evitez donc les anti-acides contenant de l’aluminium et préférez ceux contenant par exemple du bicarbonate de soude (NaHCO3), du carbonate de calcium (CaCO3) ou de l’hydroxyde de magnésium seul (Mg(OH)2).
Mais il existe des alternatives encore plus naturelles… D’après une étude[4] américaine, marcher après un bon repas aiderait à mieux digérer. Les chercheurs ont donné un ragout de bœuf à 10 hommes. Un groupe a marché pendant une heure après le repas, tandis qu’un autre n’a pas fait d’exercice. Les résultats ont montré que chez le groupe de marcheurs, le ragoût de bœuf a pris 50 % moins de temps pour traverser l’estomac, en comparaison avec le groupe de sédentaires.
Outre l’exercice physique, on peut diminuer le risque de brûlures d’estomac en évitant le stress, le tabac, l’alcool et les aliments épicés ainsi qu’en mangeant et dormant à des heures régulières.
En cas de prise de ce médicament, il est important que cela reste très occasionnel puisqu’une prise régulière ou fréquente peut être dommageable pour notre santé.
Conclusion pratique
On retiendra que l’aluminium est omniprésent en quantités progressivement croissantes. Il semble opportun de limiter les expositions, et au minimum, les expositions des plus vulnérables, comme celles des bébés via le lait maternisé. A ce niveau, privilégiez les laits qui ne contiennnent pas d’aluminium, sinon ceux qui en contiennent le moins.
Vous-même, dans votre cuisine, sachez éviter les ustensiles en aluminium et limiter l’usage du papier d’aluminium par mesure de précaution, et, avant de choisir vos aliments et autres produits de consommation courante (ex. cosmétiques).
Pensez aussi à lire les étiquettes à la recherche d’ingrédients à base d’aluminium et privilégiez ceux qui en contiennent le moins, ou encore mieux, ceux qui affichent « sans aluminium » !
sources: http://www.e-sante.fr/
Sincèrement la votre,
La Perle Rose
Categories: Santé










